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BANDCAMP

SAFETY

 

Texte compilatoire avec l'aide du site Euthanasie et des recherches diverses :

Ils sont 3 copains à la fin des 70's , Michel M., Pierre et Eric qui occupaient leur temps à l'Ecole Nationale des Travaux Publics de l'Etat (ENTPE) de Vaulx-en-Velin (Lyon) et profitaient de leur amphithéâtre (rebaptisé Auditorium ENTPE) pour y organiser des concerts. C'est ainsi qu'ils font la connaissance des groupes lyonnais SAFETY (avec qui ils deviendront copains) et DIALYX. . Ils leur proposent de faire la première partie de EDITH NYLON en 1978 ou 1979. Ils financent "à compte d'auteur" en 1979 ce split 7"sur leur label "Fluo Productions", qui est un un flexi bleu, avec une pochette souple portant les noms des 2 groupes et tiré à 1000 ex. numérotés. Il a donc été enregistré "live" à l'ENTPE de Lyon en 1979. Très peu de vendus et beaucoup de donnés. "On y a laissé tout notre argent de poche et même plus... mais que de bons souvenirs... Il doit trainer quelque part à l'ENTPE des bandes avec des enregistrements de la scène lyonnaise et plus généralement française et anglaise comme STARSHOOTER, EDITH NYLON, DEXY'S MIDNIGHT RUNNERS, CURE, JAMES WHITE, STINKY TOYS, ELLI & JACNO, LITTLE BOB STORY, TAXI GIRL…" Eric P.

SAFETY avaient déjà fait la première partie de STARSHOOTER et BIJOU au festival de Fourvières et joué à Marseille en novembre 1978.

Christophe Brésard nous raconte :

Tous élèves du même lycée catho, réunis par une même passion pour les ROLLING STONES, SAFETY ZONE se forme à Lyon au cours de l'année 1977. Après un mini-gig au théâtre de l'école, constitué essentiellement de reprises de leurs idoles sous le regard dubitatif des bons pères maristes, suivi de quelques changements de personnel, le groupe se structure définitivement en fin d'année et raccourci son nom pour SAFETY. Avoir 17 ans à Lyon en 77, c'est immanquablement lorgner vers l'Angleterre et cette nouvelle vague qui commence à faire des émules entre Rhône et Saône avec l'émergence de formations comme STARSHOOTER, ELECTRIC CALLAS ou encore MARIE ET LES GARÇONS. Avec le Punk, les cinq kids découvrent comme une évidence cette dernière outrance visuelle et sonore qui va encore bien au-delà des Stones et du Glam Rock qui avaient jusque-là baigné leur adolescence. Fini les reprises, le groupe se met à la composition, le tempo s'accélère et un nouveau répertoire voit le jour. Début 78, année du bac, au lycée comme au local, l'heure n'est pourtant pas au sérieux. On préfère trainer rue Mercière, cette petite rue de la presqu'île connue autrefois pour ses prostituées, et qui est devenue en quelques mois le lieu de rendez-vous incontournable de la tribu punk locale. On écoute chez Music Land les derniers imports, avant de passer en face chez Do7 essayer des guitares qu'on ne pourra jamais se payer. Cette ambiance unique, où le son des bars et des boutiques se mêle à celui tout aussi distordant qui s'échappe des caves du quartier où de nouveaux groupes fourbissent leurs armes en secret, marquera à jamais les jeunes lyonnais qui ont connu cette époque. SAFETY en sales gosses qu'ils sont encore, s'amuse entre autres à jeter des boules puantes dans les locaux des groupes concurrents comme YOUR VICE et son chanteur de l'époque, un certain Marc Lavoine... Lors d'une "mise au vert" dans les environs de Lyon, c'est la rencontre tout à fait fortuite avec les DAMNED qui répétaient dans une ferme du coin pour un concert prévu sur Lyon. Entre sales gosses le courant est vite passé et ça a fini dans les champs par une très punk bataille de pommes pourries... C'est à cette période qu'ils sympathisent avec STARSHOOTER déjà bien établi sur la région. Le groupe, par le biais de son manager Philippe Lançon décide de prendre les gamins en main en les accueillant dans leur local, les faisant profiter ainsi de leur matériel et de leur expérience fraîchement acquise. Les deux groupes fonctionnent désormais en binôme, SAFETY assurant les premières parties aussi bien sur Lyon qu'à l'extérieur. On les envoie aussi se faire les dents tout seuls, dans des trucs douteux, comme cette fête "musette" du PS de Roanne. En plein concert, le groupe assiste médusé à un pugilat entre le service d'ordre et un jeune iroquois perdu là on ne sait comment, qui venait d'entamer son pogo, jugé sans doute là-bas comme une crise de démence... Ils eurent beau prendre sa défense au micro, ils ne purent empêcher l'éviction du seul qui avait l'air d'apprécier... Ils le retrouveront un peu plus tard. Martien échoué en pleine province, le môme est touchant et le groupe signera à sa demande ses premiers autographes... sur son blouson ! Comme quoi un seul être peut vous sauver une soirée... STARSHOOTER est en pleine ascension, leur single "Betsy Party" vient d'atteindre la première place du Hit-Parade et les concerts ne manquent pas.

SAFETY pour l'occasion ne se prive pas de donner un coup de main à leurs aînés et passent avec eux des après-midis entières dans le bureau du manager à assaillir à tour de rôle le standard d'Europe 1 pour booster le titre. La pratique était courante à l'époque, la note de téléphone qui a suivi...un peu moins. 1978 c'est à Lyon la création de deux nouvelles salles, le "Rock'n'Roll Mops" et le "West Side" une annexe du vieux Palais d'hiver. Les deux sont entièrement dédiées au son du moment. SAFETY s'y produira en première partie de groupes comme BIJOU ou TÉLÉPHONE . 1978 c'est aussi pour eux le Bataclan à Paris en compagnie de STARSHOOTER et les festivals New-Wave de Marseille et Lyon Fourvière où leurs mentors leur obtiennent un strapontin. Se produire à tout juste 18 ans devant plusieurs milliers de personnes après quelques mois de pratique et pour seul bagage, trois accords en poche, une poignée de compos juvéniles et de l'énergie à revendre, restera pour eux une expérience inoubliable. Aujourd'hui ça paraîtrait inimaginable , mais comme ils aiment à le rappeler, à l'époque tout semblait possible. Début 79, c'est la rencontre avec Éric Peyrard et Emmanuel de Buretel, futur boss de Virgin France. Les deux élèves ingénieurs à l'ENTPE Lyon font partie d'une petite équipe responsable de l'auditorium flambant neuf qui a vu le jour en même temps que l'école. Grace à eux, le nouveau lieu à l'acoustique exceptionnelle va vite devenir une référence pour toute la nouvelle scène locale, nationale et internationale. Comme la plupart des groupes lyonnais de l'époque, SAFETY ne manquera pas de s'y produire. Les deux étudiants avaient la bonne habitude d'enregistrer les prestations, et vont rapidement créer leur propre label que SAFETY va inaugurer au printemps de la même année pour ce qui restera à ce jour leur seule trace discographique : Le single split "Fidèle au poste", fait on peut le dire avec les moyens du bord. Le choix du live et du titre ne les emballe pas et ce qui ne devait être qu'un début, va être pour eux le chant du cygne. Le Punk s'essouffle et les avis commencent à diverger sur une nouvelle orientation musicale. Après une nouvelle apparition au festival de Fourvière sous le nom de GRAFFITI, l'été 79 marquera la fin du groupe après un an et demi d'existence. No Future. Voguant pour les uns vers de nouveau horizons musicaux, répondant pour les autres à l'appel de la fac ou du boulot, les cinq lycéens se quittent là sans amertume après une bonne tranche de rire, armés de souvenirs pour toute une vie. (Octobre 2017)

 

Dans Rock En Stock , novembre 1978

1979

Quant à DIALYX formé en 1978, après s'être appelé DIAMANT, changèrent de nom suite à une plainte du groupe parisien de hard-rock ayant la même appellation. Le groupe donnera plusieurs concerts avant que Henry Paul n'arrive , remplace Eric Dupin et que le groupe avec l'apport de Jean-Luc Manglod devienne FLOO FLASH. Ils sortiront un unique Maxi 45t en 1983.

DIALYX : Denis Bourboulon (basse), Eric Dupin (chant et guitare) et Pierre Schussler (batterie)

 

 

 

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  CAMBOUIS  ----  CHECKMATE  ----  CHRYS ALICE  ----  CORAIL  ----  ELECTRICK GARBAGE  ----  FRAKTURE  ----  JEAN-GUY RUFF  ---- 

LARRY MARTIN FACTORY  ----  MARQUIS DE SADE  ----  MICKEYNSTEIN  ----  MISTRAL  ----  ODEURS  ----  PRIVÉS  ----  ROBERT KARAYAN  ---  
ROCK N'ROLLER  ----  ROTTERS  ----  SAFETY  ----  SMILER  ---- STORLOK  ----  STRYCHNINE  ----  THERESE FORMOL

 

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