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109ème référence, MUSIC MACHINE

 

Texte élaboré à partir de l'article dédié au groupe par Philippe Thieyre paru dans le livre "Le rock psychedelique américain 1966-1973" . Certains ajouts proviennent d'un livret écrit par Bernd Matheja.

Plusieurs groupes de la scène garage punk américaine resteront à jamais associés à au moins une de leurs chansons, comme « Psychotic Reaction » des Count Five, « Dirty Water » des Standells, ou encore « 96 Tears » de Question Mark & The Mysterians. Et  « Talk Talk » de The Music Machine, un classique incontournable composé par Thomas Sean Bonniwell, le cerveau du groupe. Chanteur, guitariste et compositeur, Bonniwell est né en 1940 à San José, en Californie.

Music Machine appartient à cette catégorie de groupes encore très proches des Garage Bands du milieu des sixties mais qui à l'époque de leur premier album ont déjà incorporé suffisamment d'éléments nouveaux dans leur musique pour la pousser vers des horizons différents tout en conservant l'énergie, le goût des reprises, des mélodies simples et de la danse, propres au garage-rock. Leur leader et compositeur Sean Bonniwell explore d'abord le domaine du Folk traditionnel au sein des Noblemen, puis des Wayfarers, auteurs de nombreux singles et de trois albums chez RCA, « Come Along With The Wayfarers », « The Wayfarers At The Hungry I », tous deux en 1963, et « The Wayfarers At The World's Fair » en 1964. Sous l'influence des Beatles, il décide en 1965 de s'orienter vers un style plus électrique. Il recrute le batteur Ron Edgar, précédemment avec les Goldbriards de Curt Boettcher, et le bassiste Keith Olsen, qui a tourné avec Jimmy Rodgers, Gale Garnett... Le trio se produit quelque temps sous le nom de Ragamuffins avant de recevoir les renforts de Mark Landon (lead guitar, ex-Purple Gang) et Doug Rhodes (claviers, ex-Spats) pour se transformer en Music Machine.


Sean Bonniwell décide aussi de leur donner un nouveau look : chacun étant habillé en noir, les cheveux teints en noir, batterie et amplis peints en noir et enfin chaque musicien portant un gant noir. Musicalement, leur premier essai est un coup de maître avec le simple « Talk Talk », couplé avec « Come On In » en octobre 1966 (Original Sound OS 61), qui grimpe rapidement jusqu'à la 15e place dans les charts US. Cette composition de Sean Bonniwell, par son rythme, la diction agressive du chanteur et son riff mais flamboyant solo de guitare, demeure dans les mémoires comme un formidable hymne du Punk psychédélique, véritable classique de cette période pourtant très riche. Moins sauvage, la face B ne doit cependant pas être tenue pour quantité négligeable, loin de là. Ces deux titres figurant sur leur LP « Turn On The Music Machine », paru en novembre 1966 dans l'euphorie de ce premier succès. Il permet de s'apercevoir que les Music Machine ne sont pas les hommes d'un seul tube sans lendemain mais un excellent groupe capable d'évoluer sur plusieurs registres sans jamais lasser l'auditeur. Si les reprises de différents hits varient du très intéressant (« See See Rider », « Hey Joe ») au simplement compétent (« Taxman », « 96 Tears »), ce sont les passages écrits par Sean Bonniwell qui accaparent surtout l'attention. C'est le cas avec l'acid Rock « The People In Me » (édité en simple, avec l'excellent « Masculine Intuition » en face B, Original Sound OS 67), qui se classe n°66 en janvier 1967, ou le rageur « Trouble » dans la lignée de « Talk Talk ». Deux autres morceaux du LP « Hey Joe »/« Wrong » (ou « Taxman » selon les sources, Original Sound 0582) sont également commercialisés en 45 tours en septembre 1967. Entretemps, malheureusement, la formation originale a éclaté, Ron Edgar, Keith Olsen et Doug Rhodes ont rejoint le groupe Millennium de Curt Boettcher.


Dans les années 70, Ron Edgar et Doug Rhodes ont ensuite continué ensemble au sein de Bigshot (avec Mike Fennelly). Ceci n'empêche pourtant pas la parution de deux autres 45 tours de Music Machine, entre janvier et septembre 1967, avec un personnel de studio inconnu. Le premier propose « Double Yellow Line » et « Absolutely Positively » (Original Sound OS 71) en avril, et le second « The Eagle Never Hunts The Fly » et « I've Loved You » (Original Sound OS 75) en juillet, qui ne rencontrent pas le succès qu'ils auraient mérité. En France, cette même année, on peut se procurer un superbe EP Vogue qui regroupe « Talk Talk », « The People In Me », « Come On In » et « Wrong » (Vogue INT 18121). D'autre part, au verso de « (Turn On) The Music Machine », Sean Bonniwell remercie l'ingénieur du son Paul Buff, ancien compagnon de Frank Zappa du temps des studios Pal de Cucamonga. Puis les deux hommes conjuguent à nouveau leurs efforts le temps d'un dernier single sur Original Sound, sous le nom de Friendly Torpedos pour d'obscures raisons de droits. Enregistré en 1967, « Nothing's Too Good For My Car »/« So Long Ago » est édité au printemps 1968. A cette période, Sean Bonniwell, pour éviter en partie des problèmes juridiques, la propriété du nom de Music Machine appartenant au producteur Brian Ross, appelle sa nouvelle formation Bonniwell Music Machine et change de label au profit de Warner Bros.

 

Après un simple en septembre 1967, « Bottom Of The Soul »/« Astrologically Incompatible » (Warner Bros 7093), il grave l'album « Bonniwell Music Machine », qui regroupe des enregistrements très divers dans leur forme et leur origine. On y trouve les trois derniers 45 tours plus des chansons enregistrées au Nouveau-Mexique, d'autres au Muscle Shoals Studio, et enfin deux autres qui datent des sessions du premier LP avec la formation originale au complet, ce sont « Bottom Of The Soul » et « Talk Me Down ». Quant aux morceaux « Me Myself And I » et « Soul Love », ils donnent matière à un second simple (Warner Bros 7162). Mais l'époque de leur gloire auprès du grand public semble définitivement révolue et le 33 tours « Bonniwell Music Machine » est accueilli dans l'indifférence générale. Il en va de même pour la série de simples commercialisés d'avril 1968 à mars 1969 : « You'll Love Me Again »/« In My Neighbourhood » (Warner Bros 7188) remplaçant le mois suivant par « You'll Love Me Again »/« To The Light » (Warner Bros 7199), suivi de « Time Out (For A Daydream) »/« Tin Can Beach » (Warner Bros 7234) et du dernier, cette fois-ci sur Bell, « Advice And Consent »/« Mother Nature Father Earth » (Bell 764). Tous sont alors inédits en album et marquent la fin de Music Machine.

Sean Bonniwell effectue ensuite, en juillet 1969, une ultime tentative en solo avec le LP « Close » (Capitol ST 277) soutenu par le single « Where Am I To Go »/« Sleep » (Capitol 2551). C'est un nouvel échec commercial et il faut bien reconnaître que « Close » est bien décevant, trop mou, trop sirupeux et noyé dans une production très variétés internationales du plus mauvais goût, à l'exception de deux très belles ballades qui clôturent la première face (« Something To Be ») et (« Black Snow »). Par la suite, Sean Bonniwell disparaît totalement de la scène musicale, avant de resurgir par surprise en 1980 au sein d'un groupe de Rock chrétien. En 1983, il aide le label Rhino à réaliser une remarquable compilation des Music Machine, « The Best Of The Music Machine » (Rhino RNLP 119), qui paraît l'année suivante. Il aurait aussi réenregistré une version de « Talk Talk » en 1982. Il décède en 2011. Olsen devint un producteur de renom, travaillant avec des artistes tels que Santana, Rick Springfield, Heart, Sammy Hagar, Grateful Dead, Fleetwood Mac, Foreigner, Pat Benatar… et Sheila la chanteuse française, pour n'en citer que quelques-uns. Il meurt en 2020.

 

Merci à Christian Eudeline et Guy Gardon.

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