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112ème référence, THE ARTWOODS

Texte original publié dans Juke Box Magazine en 2000 sous le plume de Jacques Barsamian, avec quelques ajouts issus de l'article de Pierre Parrone dans l'Independant.
Le chanteur-harmoniciste noir américain Little Walter a dit : « Les Artwoods sont vraiment splendides ! Je crois que les jeunes Blancs n'étaient pas capables d'interpréter le blues, ceux-ci en tirent admirablement bien. Les Artwoods sont comme un groupe noir, et je peux assurer qu'aux États-Unis de nombreux instrumentistes seraient incapables de rivaliser avec eux. » Le blues-rock à la sauce jazzy de cette formation de l'ouest londonien a fait le bonheur des clubs au milieu des années 60. Jon Lord avec sa façon très puissante de taper sur ses claviers donne sa couleur à ce qui allait être la musique de Deep Purple. Pourtant, en dépit de leurs qualités musicales et de leur succès en concert, les Artwoods ne sont jamais parvenus à accéder aux meilleures places des hit-parades, si bien que tous leurs disques sont très recherchés par les collectionneurs. L'histoire des Artwoods remonte à 1963.
C'est lors d'un cocktail dans West Hampstead que leur guitariste, Derek Griffiths, rencontre Jon Lord, leur futur clavier, qui va bientôt alterner piano et orgue Hammond. Ce dernier est alors étudiant en art dramatique. Né le 9 juin 1941 à Leicester, Jon Lord apprend le piano classique dès l'âge de neuf ans et à déjà appartenu à un orchestre de jazz, le Bill Ashton Combo. Jon et Derek ont fait connaissance grâce au bassiste Don Wilson, connu sous le pseudonyme de Redd Budd, qui a fait partie de la formation skiffle de Dickie Bishop avant de diriger un groupe qui se produit dans les bases de l'US Air Force en tant que Red Bluitt's Bluesicians ou lors de manèges et bals organisés par des clubs de tennis sous l'appellation de Don Wilson Quartet. Cet ensemble est complété par le batteur Reg Dunna et le très âgé de Ron Wood, Arthur Wood. Chanteur à la voix rauque, injustement méconnu, Arthur Wood (né en 1941) commence à gagner sa vie grâce à la musique dès 1958, alors qu'il est à la tête d'un big band, le Art Wood Combo, comptant neuf éléments, jouant du blues et du swing dans les salles comme le White Hart dans Southall. Arthur cite Big Bill Broonzy et Muddy Waters parmi ses influences. En 1962, on le retrouve avec l'Illustre Blues Incorporated d'Alexis Korner.

C'est d'ailleurs lui qui suggère à ce dernier d'engager Cyril Davies de se produire dans le célèbre club d'Ealing. Lorsque Cyril Davies monte ses All Stars, et que Charlie Watts rejoint Mick Jagger et Keith Richards dans les Rolling Stones, Arthur repart voler de ses propres ailes avec un nouveau Art Wood Combo, réduit à quatre unités, se consacrant au R&B. Cette seconde expérience faisant long feu, Don Wilson lui propose d'unir leurs forces. Quelque temps après, suite à un accident de la route, Don Wilson est remplacé par le bassiste Malcolm Pool en provenance des Roadrunners d'Ealing. Ainsi le Don Wilson Quartet devient le nom d'Art Wood Combo. Nous sommes en 1964. Afin de convaincre une maison de disques de s'intéresser à eux, le groupe grave une maquette comprenant les classiques « Kansas City » et « Talkin' About You ».
À la suite d'un passage dans un pub d'Acton, l'imprésario Johnny Jones décide de s'occuper d'eux. Il leur obtient des engagements au 100 Club dans Oxford Street, et un contrat avec Decca. La formation jouit d'une énorme popularité dans les boîtes de Londres, notamment au Marquee, jouant « Got My Mojo Working » (Muddy Waters), « Smokestack Lightning » (Howlin' Wolf), « First Time I Met The Blues » (via Buddy Guy). Ils attirent des connaisseurs. Keith Richards et Brian Jones des Stones se rendent aux Blaises pour les applaudir ; Alex Harvey au Klooks Kleek ; et Bryan Ferry (futur Roxie Music) au 100 Club. C'est ainsi que les Kinks font appel à Jon Lord pour leur 45 tours « You Really Got Me » d'août 1964. Courrier à l'aéroport d'Heathrow, Reg Dunna quitte le quartet, préférant un emploi plus sécurisant même si moins glorieux. Divers batteurs sont mis à l'essai, tel Mitch Mitchell (futur Jimi Hendrix Experience), qui donne plusieurs concerts avec le Art Wood Combo, mais c'est Keef Hartley qui est retenu. Né comme Jon Lord, Derek Griffiths et Malcolm Pool en 1944, Keef Hartley est connu des amateurs de merseybeat, puisqu'il a remplacé Ringo Starr dans Rory Storm & The Hurricanes et fait partie des Midnighters de Freddie Starr.

Mike Vernon, producteur chez Decca, suggère à l'Art Wood Combo de devenir les Artwoods (ou Artwoods), estimant que ce nom sonne mieux. Arthur Wood (chant), Derek Griffiths (guitare), Jon Lord (clavier), Malcolm Pool (basse) et Keef Hartley (batterie) enregistrent une reprise du « Hoochie Coochie Man » de Muddy Waters, dont quelques acetates sont pressées, mais Decca ne sort pas ce morceau déjà au répertoire de l'artiste-maison Dave Berry, de Manfred Mann et de Long John Baldry. C'est « Sweet Mary », un blues de Leadbelly que chantait Cyril Davies au sein du Blues Incorporated, qui est choisi comme premier simple des Artwoods en octobre 1964. La face B, « If I Ever Get My Hands On You », a été composée pour les Artwoods par le duo Carter-Lewis, qui va contracter les succès avec Ivy League. Ce 45 tours passe en radio, ce qui leur vaut d'être très sollicités en concert et d'interpréter la face A dans l'émission TV Ready, Steady, Go !, rebaptisée Ready, Steady, Go Live !, car les artistes ne sont plus obligés de mimer leurs chansons mais peuvent les interpréter réellement. Cependant Arthur Wood estime pour sa part ce simple bâclé. En janvier 1965, les Artwoods sont de retour en studio pour la rapide « Oh My Love », leur deuxième 45 tours dont la face B, « Big City », est signée Jon Lord. Ces deux morceaux et ceux du premier simple sont couplés sur leur unique EP français (Decca 407 076). Ce disque, avec une belle photo noir et blanc du groupe, est évalué 2500 F. Au moment de la publication du second simple britannique, Art Wood confie au journaliste Norman Joplin de l'hebdomadaire Record Mirror : « À présent, le R&B authentique n'attire plus les foules. Bien sûr, nous aimons toujours le R&B, mais nous voulons élargir notre répertoire car le public veut qu'on l'excite, entendre du neuf, pas de longs discours. Le temps est fini où les orchestres jouaient des thèmes qui duraient une demi-heure avec des solos interminables. » La suite lui donnera tort. En attendant, le lundi 1er mars, tout comme les Fourmost et Sandra Barry, les Artwoods débutent une série de concerts avec l'Américain P.J. Proby, Leeds, Manchester, Birmingham, Portsmouth, Glasgow et Edimbourg sont quelques-unes des étapes de cette tournée.
À partir de 1965, le quintet a une telle cote qu'il est sollicité pour prêter main forte à des artistes américains avec qui ne peuvent venir en Grande-Bretagne avec leurs musiciens, tels Bo Diddley, Howlin' Wolf, Little Walter et la chanteuse de blues Mae Mercer qui enregistre un excellent EP anglais pour Decca. Le troisième 45 tours des Artwoods, publié à l'été 1965, « Goodbye Sisters », est lancé au départ avec au milieu un break efficace de Jon Lord, en fait son choix de la semaine dans les colonnes du Melody Maker. La face B, « She Knows What To Do », vaut pour son orchestration à la Booker T. & The M.G.'s. En 1966, les Artwoods assurent la première partie de Billy J. Kramer en Pologne et donnent des concerts en France, pays auquel était initialement destiné le super 45 tours « Jazz In Jeans », finalement publié en avril au Royaume-Uni, et coté 2 000 F. Comme le définit son titre, ce EP caractérise le versant jazz de musiciens blues-rock. « Jazz In Jeans » débute par une version personnelle de « These Boots Are Made For Walkin' », le tube de Nancy Sinatra composé par Lee Hazlewood, N°1 au Hot 100 US en février 1966. Il se poursuit avec une reprise instrumentale de « A Taste of Honey », standard déjà repris par les Beatles sur le LP « Please, Please Me », qui est un régal. Autre instrumental, l'angoissant « Our Man Flint » (1966), parade des James Bond avec James Coburn dans le rôle principal. « Jazz In Jeans » se termine par « Routine », un morceau à mi-chemin entre jazz et blues composé par Jon Lord.


À leur retour en Angleterre, les Artwoods s'attaquent à l'enregistrement de leur album « Art Gallery » et ont un nouveau simple sur le marché : « I Take What I Want », considéré par Art Wood comme ce qu'ils ont fait de mieux. Le feeling qui s'en dégage doit beaucoup au jeu de guitare strident de Derek Griffiths en résonance avec la mâle assurance vocale d'Art Wood et les claviers opportuns de Jon Lord. Si les simples « Sweet Mary », « Oh My Love » et « Goodbye Sisters » ont été réalisés sur un magnétophone 4-pistes avec le producteur Terry Kennedy au studio Southern Music de Denmark Street (rue londonienne où sont regroupées les maisons d'éditions musicales), désormais la situation a changé. « Au bout d'un moment, raconte Derek Griffiths, il a été décidé qu'il nous fallait un meilleur studio, ce qui fut résolu par Mike Vernon, qui par la même occasion devint notre producteur. Mike était aux manettes pour notre reprise du « I Take What I Want » de Sam & Dave, qui nous apporta un certain succès. À partir de là, nos disques ont été enregistrés dans le studio Decca de West Hampstead sur un magnétophone 8-pistes. »
Pour tenter de renforcer les ventes de l'album à venir, Decca sort le cinquième 45 tours des Artwoods, « I Feel Good », un titre avec de la guitare fuzz en évidence, qui n'a rien à voir avec le standard de James Brown. Il n'empêche que les classiques de John Lee Hooker, Muddy Waters, Howlin' Wolf et Jimmy Reed (dont ils jouent toujours « Shame, Shame, Shame » sur scène) paraissent alors dépassés, aussi les Artwoods se dirigent vers la soul comme en atteste le LP « Art Gallery », enregistré du 6 au 8 juin 1966, qui débute par une version personnelle de « Can You Hear Me ? », composition d'Allen Toussaint pour Lee Dorsey, dans laquelle derrière Jon Lord, Derek Griffiths et Malcolm Pool ne font qu'un. « Down In The Valley » est une chanson de Solomon Burke (N°71 au Hot 100 en 1962). Les Artwoods proposent ensuite une très honnête version du « Things Get Better » d'Eddie Floyd, qui laisse sa place à un long morceau (5'32), mettant Jon Lord au premier plan, qui s'intitule « In The Deep End ». « I Keep Forgetting » de Jerry Leiber et Mike Stoller, qui suit, est une classe 55e au Hot 100 US par Chuck Jackson. Puis les Artwoods reviennent à Solomon Burke avec « Keep Lookin' », qui précède « One More Heartache », avec des chœurs discrets mais efficaces, que Marvin Gaye a porté quelques semaines plus tôt à la 29e place des palmarès américains. Puis c'est « Work, Work, Work », un instrumental funky de Booker T & The MG's, confirmant que Derek Griffiths est un conditionnel du guitariste et compositeur Steve Cropper. Le quintet a une attaque plus sérieuse que Freddie & The Dreamers de « If You Gotta Make A Fool Of Somebody », les Artwoods rendant émouvante cette chanson (22e US en 1962 par James Ray, chanteur R&B de Washington). Interprété avec énormément de conviction, telle une tragédie à la façon de Bobby Bland, « Stop And Think It Over » est l'un des temps forts de ce LP avec « I Keep Forgetting » et « One More Heartache ». « Art Gallery » s'achève par « Don't Cry No More », un excellent titre soul s'il en est, qui se place à un long morceau (7'10) par Bobby Bland aux USA en 1961.
Bien qu'en 1966-67 on voit les Artwoods dans tous les clubs londoniens à la mode, le Speakeasy et le Blaises, mais aussi au Scotch of St. James, Ad Lib, Cromwellian, etc., tout comme le 45 tours « I Feel Good », le 33 tours « Art Gallery » se vend peu. Mike Vernon est très déçu que les Artwoods ne soient pas reconnus comme ils le méritent alors Decca choisit de s'en séparer. En janvier 1967, leur agent Johnny Jones leur signe un contrat pour un autre 45 tours chez Parlophone. En mars paraît donc le psychédélique « What Shall I Do ? / In The Deep End » des Artwoods, qui est leur dernier disque chez Decca. Le 18, le quintet joue live à la BBC dans le Wayne Fontana Show, tout comme les Beatles et « Devil With A Blue Dress On » de Mitch Ryder. Ce sixième, simple est un échec de plus. En conséquence, Parlophone ne renouvelle âs l'expérience.

Quinze jours avant d'aller donner des concerts au Danemark, les Artwoods mettent à la porte Keef Hartley, remplacé par le batteur Colin Martin. Keef rejoint John Mayall avant de monter son groupe. L'été 1967 est marqué par l'arrivée du guitariste de jazz flower-power et l'avènement de Jimi Hendrix, sonnant le glas pour les Artwoods qui, après la tournée au Danemark, jettent l'éponge. La fin de l'année voit le début de la mode Bonnie & Clyde, suite au film à succès de George Fame. Sur la suggestion de Jack Baverstock de Decca, les Artwoods deviennent St. Valentine's Day Massacre et reprennent « Brother, Can You Spare A Dime », un vieux tube de Bing Crosby. Pour la pochette de ce disque ils se font photographier en gangsters des années 30, mitraillettes au poing. En dépit d'une énorme publicité et d'une réception au Speakeasy pour son lancement, ce simple est un nouvel échec. Cette fois, c'est fini. Wood déclare : Wood. « Ce fut une aventure malheureuse, sur laquelle je préfère ne pas m'attarder, qui a pratiquement sonné le glas du groupe, hormis quelques concerts à contrecœur avec une formation remaniée .» Art Wood a tenté de former les ArtBirds, puis Quiet Melon avec Ronnie, avant de finalement rejoindre son frère Ted pour fonder West Four, une agence de design graphique. « L'art et la musique étaient intimement liés », expliquait Art. « West Four réalisait des illustrations commerciales : brochures, dépliants, couvertures de livres, pochettes d'albums classiques pour le label Phillips, ainsi que pour les groupes de Ted et moi. »
Il a également joué avec les Downliners Sect, un autre groupe de beat britannique, et s'est produit occasionnellement lors de conventions mods avec une formation remaniée des Artwoods. En 1998, les trois frères Wood ont enregistré deux titres pour Money Due, un album crédité à Art Wood's Quiet Melon, et se sont produits ensemble à l'Eel Pie Club de Twickenham. « Ted et moi étions toujours heureux qu'au moins l'un de nous ait réussi », a confié Art à Terry Rawlings, auteur de Rock on Wood (1999), « et Ronnie a connu un succès suffisant pour que nous puissions tous les trois percer. »
Jon Lord participe à diverses séances. Lors de l'une d'elles, il met en boîte trois instrumentaux qui sont publiés sur des compilations blues par Immediate sous le nom du Santa Barbara Machine Head, dont les autres musiciens sont Ron Wood (guitare), Kim Gardner (basse) et Jonny Twink Alder (batterie). Puis Jon Lord devient célèbre au sein de Deep Purple après avoir été l'un des Flower Pot Men (« Let's Go To San Francisco »), uniquement en concert début 1968. Derek Griffiths joue lui aussi les musiciens de studio et se joint notamment au Mike Cotton Sound. Puis tard, il retrouvera Keef Hartley au sein de Dog Soldier qui, en 1975, publie un album chez United Artists. Malcolm Pool participe à la tournée de Colosseum et accompagne Don Partridge au début des années 70. Colin Martin se fait une certaine réputation en tant que producteur de radio pour la BBC. Avant qu'il ne raccroche, durant quelques mois, en 1969, Arthur chante avec l'Art Wood's Quiet Melon comprenant son frère cadet Ron, son copain Rod Stewart, les ex-Small Faces Ian McLagan et Kenny Jones, ainsi que l'ancien Birds Kim Gardner. De ce temps date l'enregistrement sous forme d'un CD-3 titres en 1995 (Lost Moment Ent., LMCD 051). Il contient que l'ancien « Diamond Joe », « Engine 4-4-4 », deux compositions d'Art Wood et un instrumental non titré. Puis on verra régulièrement Arthur Wood dans les concerts des Rolling Stones au côté de son frère Ron.
Suite à la notoriété de Jon Lord et de Keef Hartley, l'album « Art Gallery » est réédité en 1970. Trois ans plus tard, sort une excellente compilation des Artwoods (LP Spark SRLM 2006) comprenant trois morceaux de l'EP « Jazz In Jeans » (10/64) - Sweet Mary / If I Ever Get My Hands On You - (02/65) - Oh My Love / Big City, SP Decca F12091 (08/65) - Goodbye Sisters / She Knows What To Do, SP Decca F 12206 (04/66) - I Take What I Want / Can You Hear Me, SP Decca F 12384 (04/66) - Jazz In Jeans : These Boots Are Made For Walkin' / Our Man Flint / Route 66 / Can You Hear Me, EP Decca DFE 8654 (08/66) - I Feel Good / Molly Anderson's Cookery Book, SP Decca F 12465 (04/67) - What Shall I Do ? / In The Deep End, SP Parlophone R 5590 (11/66) - Art Gallery (LP Decca LK 4830, puis Eclipse ECS 2025) : Can You Hear Me / Down In The Valley / Things Get Better / Walk On The Wild Side / Keep Forgetting / Keep Looking / One More Heartache / Work, Work, Work / Be My Lady / If You Gotta Make A Fool Of Somebody / Stop And Think It Over / Don't Cry No More / I Take What I Want. En 1983, Edsel publie la compilation « 100 Oxford Street » regroupant sept morceaux de « Art Gallery » et toutes les faces de 45 tours, sauf « Molly Anderson's Cookery Book » et en 1995, Répertoire publie le CD « Art Gallery » avec l'intégrale du 33 tours original et du EP « Jazz In Jeans » dans leurs ordres initiaux, ainsi que « I Take What I Want », « I Feel Good » et tous les titres des premiers 45 tours.
Jacques BARSAMIAN Décembre 2000 (+ certains passages de Pierre Perrone parus dans l'Independant)
Merci à Guy Gardon.
Verso

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