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95ème référence, les SPURTS

 

      

En banlieue de Caen, Hérouville-Saint-Clair, ville nouvelle, a poussé comme un champignon et se retrouve à la fin des années 70 avec des milliers de jeunes à gérer. En plus des équipements sportifs, la municipalité a investi dans une MJC et quelques autres bâtiments (1000 Club, Ferme Savary, Château de Beauregard …), où ils peuvent apprendre à jouer d'instruments, répéter, organiser des concerts, s'enregistrer, … pour éventuellement passer à la radio dans l'émission de Gogo sur Radio Normandie Caen et plus tard, à partir de 1982, ils auront même deux radios à domicile : « Radio pour tous » issue de la MJC, rapidement orientée rock (future 99FM, puis Radio 666) et la fameuse radio UHT qui produira même ces groupes sur des disques vinyles.

Au début des années 80, à Caen comme dans de nombreuses villes, les groupes de rock pullulent. Mais c'est dès 1977 que dans ce coin de l'agglomération, de chaque côté du périphérique, de la ZUP de La Pierre Heuzé à celle d'Hérouville, de nombreux groupes commencent à faire parler l'électricité, sous l'influence de la vague punk qui atteint les plages normandes. En décembre 1977, Bye Bye Turbin joue à l'IUT près du CHU, avec Break-Up en 1ère partie et à la MJC d'Hérouville en 1978. Puis c'est le tour de Brainwash, Parasit (futurs INNOCENTS), Scumbag, RAS (futurs LORDS), CHECKMATE, LAXATIF 126, de se faire connaître … Le label Sweet Harmony sort en 79 les 45 tours de BYE BYE TURBIN et CHECKMATE. Dans les journaux locaux on les appelle « punks », mais très rapidement, une grande partie de ces groupes préfèrent revendiquer l'étiquette « new wave » comme si le punk était mort en 79.


Mais comme vous l'avez certainement déjà entendu dire : « Punk's not dead ! ». La nouvelle vague de jeunes punks hérouvillais arrive, elle a baigné dans cette atmosphère, elle a pu accéder un peu plus facilement à des disques et elle n'est pas plus calme que ses prédécesseurs.  
En 1980, Jean-Christophe écoute de la musique punk et laisse tomber la trompette pour commencer à jouer de la guitare électrique. A la sortie du collège, il branche Mongolito, jeune black rebelle dont il a entendu dire qu'il débute à la basse. Mongolito accepte mais n'a en fait jamais touché une basse. Il branche aussi Stiff, petit agité qui accepte de prendre le chant. Du haut de leurs 14-15 ans, ils forment un nouveau groupe punk. Ils choisissent de s'appeler SPURTS en référence au titre « Love comes in spurts » (« L'amour vient par giclées ») de Richard Hell and the Voidoids.
Au début, le groupe est très instable. Plusieurs batteurs se succèdent sans succès, dont Boboss qui dure le plus longtemps. Un deuxième guitariste arrive, mais ne restera pas non plus. Stiff et Mongolito sont très « destroy » alors que Jean-Christophe veut faire quelque chose de plus sérieux, plus engagé politiquement à gauche. Il est très motivé, au point d'assurer un concert en 1981 avec une minerve autour du cou, mais il quitte les Spurts en 1982 pour former un nouveau groupe punk : FUCK LAND.
Deux nouveaux arrivent : Vodka à la guitare et Kebra à la batterie. Le groupe est au complet. Le look et l'attitude sont « no future », les concerts un peu trop destroy pour mériter ce nom. La glue et les autres substances testées n'arrangent rien. Malgré tout, les Spurts sont présents devant leur public, au lycée Allende et la MJC d'Hérouville-Saint-Clair, le Sépulcre à Caen (avec Todesfall, voir aussi les Caves), en 1983, à Venoix, au bar « le sympathique » avec la raïa des skins de Brainwash pour le service d'ordre. Ils s'amusent avec quelques reprises dont « Sex and violence » d'Exploited, mais l'intérêt pour le groupe vient surtout des textes écrits par Mongolito dans lesquels la provocation rivalise avec l'humour. Stiff assure son rôle de meneur et devient la mascotte d'un public de punks, skins et rockers.

 

En 1982, ils se retrouvent au studio Melody Music à Caen pour enregistrer. Mais le jour de l'enregistrement, Kebra le batteur est absent et c'est Cocollos, un pote doué pour la batterie qui le remplace au pied levé. Il est alors batteur dans les Neckties, un des nombreux groupes mods de Caen à cette époque et deux ans avant, à 13 ans, il avait déjà formé Sodium, un groupe éphémère à la MJC. Il connaît les Spurts depuis le début, a assisté à plusieurs répétitions à Beauregard, en quelques heures l'affaire est ficelée, les cinq titres sont sur la bande magnétique. En novembre, ils sortent leur 45 tours (« Petit papa fasciste » et « Je suis fier de mon grand-père ») et sont les premiers d'une nouvelle vague caennaise d'autoproduction. Le disque est distribué de la main à la main, et à la boutique New Rose de Paris qui vend rapidement les 50 exemplaires déposés. Les cinq titres enregistrés au studio Melody Music (« Je suis amoureux d'une pute », « Quatre conseils pour un suicide réussi », « Bébé nazi » et les deux du 45t) passent beaucoup sur la radio rock locale UHT. Les paroles choc en français sont très demandées. Alain Maneval passe « Je suis fier de mon grand-père » sur Europe 1. Le morceau se termine et il y a un blanc à l'antenne. A-t-il été surpris par les paroles ou peut-être par la brièveté du morceau ?
Les autres titres des Spurts auraient dû figurer sur une compilation « Chaos en France ». La mère de Mongolito doit profiter de son passage à Orléans pour remettre la bande magnétique à l'équipe Chaos, mais ils ne sont pas au rendez-vous et laissent un message demandant que la bande soit déposée à la boucherie du coin. Elle préfère rentrer à Caen avec.


 

 

 

En 1983, le magazine Actuel vient à Hérouville rencontrer des groupes dans les locaux de radio UHT et c'est Stiff qu'on retrouve au centre du cliché, comme sur d'autres photos avec plusieurs groupes de l'époque, il attire l'objectif. Mais peu à peu, il se lasse de jouer les mascottes pour les uns et d'être pris à partie par les autres. En 1984, les Spurts sans chanteur, mais avec un nouveau guitariste nommé Taillepied, se retrouvent sur la compilation UHT « 13 rock à Caen », juste avec un bon instrumental : « Rapsodie aux Spurts ».
Enfin, comme souvent à cette époque, le service militaire finit de décimer le groupe, malgré un bon taux de réformés P4 !                 

 

Sur la pochette éditée spécialement pour le test-pressing du 45 tours sorti en 2013 (par le label Mémoire Neuve et Les Troubadours Du Chaos), on voit une photo d'une fan portant un badge des Spurts. Les Spurts d'Hérouville n'ont jamais fabriqué de badges, mais il faut savoir qu'il y avait déjà, au Havre de 1978 à 1980, un autre groupe punk nommé Spurts (pour la même raison, en hommage à Richard Hell). Peut-être était-ce un de leurs badges ?

 

Verso

     

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                            Merci à Poch, Ponch, Hervé, Cocollos...

 


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Hervé, Cocollos et Ponch en mars 2022.