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Bonjour , bienvenue chez CAMELEON RECORDS, division de VINYL VIDI VICI RECORDS, le but étant de represser
des vinyles déjà édités mais introuvables ou trop onéreux. Punk, hard, garage, new-wave, folk, soul, seule l'écoute prédomine
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!!! SORTIE LE 25 MAI 2019 !!!

76ème référence, KAMERAS


Un jour de février, j'ai reçu un coup de fil de Philippe Siegfried qui me disait avoir des morceaux inédits de son groupe Panoramas. C'était Emmanuelle, l'épouse du regretté Jean-Luc Taccard (Lucas Trouble, Tango Lüger…) qui lui avait passé mon contact car je lui avais dit que c'était le genre de choses que je recherchais pour mon label. Je suis donc allé chez Philippe et après l'écoute de la cassette, un seul titre me plaisait. On s'est mis a discuter de sa carrière de musicien, des gens qu'il avait croisés : on y retrouvait pas mal de groupes édités sur Caméléon ou en passe de l'être. « Et qu'est-ce que tu faisais donc en Angleterre juste avant Panoramas ? » Il squattait à droite et à gauche chez des amis, et avait joué avec quelques groupes. « Il te reste des traces de cette période ? » Il me parle d'un CD avec un morceau de son groupe Kameras. A la première écoute, je trouve « Artificial Joy » excellent, et je demande s'il a plus de titres. Pour seule réponse, il s'est levé, a sorti une petite valise, l'a ouverte et j'y ai aperçu une boite en aluminium : « Ce sont des démos de Monochrome Set avec qui je partageais un squat, et deux cassettes d'inédits de Kameras ». Dès qu'il a mis la première cassette dans le lecteur, que j'ai entendu les premiers sons, j'étais emballé. Je laisse la parole à Philippe pour le reste de l'histoire… (Le Caméléon 2019)

Au printemps 1978, je suis arrivé en train à la station Victoria de Londres avec ma Telecaster sous le bras, à la recherche d'un peu plus d'authenticité mais aussi de meilleurs musiciens qu'à Paris. J'avais perdu mes illusions par rapport à la scène punk parisienne, trop d'attitude, pas assez de bonne musique… J'avais commencé la guitare quelques années avant, en 1973, j'avais 13 ans, après avoir entendu « Hot Love » de T-Rex. J'aimais aussi Slade que j'avais vu en concert à Paris la même année. J'ai ensuite acquis une vieille Gibson SG Junior et j'ai commencé à jouer avec quelques groupes de banlieue parisienne, faisant surtout des reprises de Lou Reed, Bowie, Stones, Steppenwolf, Blue Oyster Cult, et quelques autres, et des improvisations qui duraient aussi longtemps que notre inspiration le permettait…

En '76, j'ai rejoint un groupe parisien, La Saga Des Barjots, puis le Dallas Gang (dont on retrouve un morceau sur la compilation Le Rock d'Ici volume 2 paru sur Crypto en 1978) dont le chanteur était le fils d'une famille riche, propriétaire de la Vodka Wiborova... On faisait du rock'n'roll 50's, des morceaux de Chuck Berry, Little Richard, Eddie Cochran, Bo Diddley et Buddy Holly, et même de BB King. J'ai beaucoup appris en jouant ces morceaux des pionniers, les riffs, les solos,… Et puis vint le Punk…

Début '77, j'ai amené ma mère à Londres pour un long weekend, histoire de lui changer les idées alors qu'elle était au milieu d'une longue procédure de divorce… J'y suis resté quelques jours après qu'elle soit rentrée sur Paris, et un soir je suis allé au Marquee voir un groupe qui s'appelait Alberto Y Lost Trios Paranoias ; lors du rappel, un type un peu fou avec des cheveux jaunes coupés très courts et des lunettes fantaisies roses s'est joint à eux sur scène : c'était Captain Sensible. Après le concert, devant le Marquee, une bande de punks vendait des copies de Sniffin' Glue, un fanzine punk fait de simples photocopies : j'en ai acheté un que j'ai toujours. Je suis retourné à Londres quelques semaines plus tard et j'ai acheté chez un disquaire de Camden « Anarchy in the UK » des Sex Pistols ainsi que les premiers 45s des Stranglers et des Damned

Le jour suivant j'ai vu dans le New Musical Express que ce mystérieux groupe (les Damned), allait jouer dans un club qui s'appelait le Roxy, dans le quartier de West End, sur Neal Street si je me souviens bien… On y a été avec deux amis parisiens et à l'intérieur, l'ambiance était folle ! On avait encore les cheveux longs, mais on avait des blousons de cuir et des jeans, un peu comme le MC5. La majorité du public était habillé de vestes et de chemises déchirées, parfois avec une cravate noire, et bien sûr plein d'épingles à nourrice, de badges et de slogans écrits à la peinture, certaines filles ne portant pas de jupes ou de pantalons, juste une culotte et des bas ! En première partie, il y avait Johnny Moped. Ils ne savaient pas bien jouer, c'était un gros bordel sonore, mais le public ne semblait pas gêné… Puis arrivèrent les Damned : le son est encore monté d'un cran, le chanteur semblait sortir d'un film de vampire de série Z, le guitariste sonnait comme s'il sortait juste d'une session du Raw Power d'Iggy, Captain Sensible avait l'air dément, et le batteur, un cockney aux cheveux rouges et à l'aspect louche, a mis le feu à ses cymbales en fin de set… Leur musique était la plus violente et fantastique que j'avais jamais entendu en concert. Les punks devant la scène crachaient, sautaient de haut en bas. Cette danse qu'on appelait déjà le Pogo. Certains donnaient aussi l'impression de faire semblant de se battre au ralenti. Après le concert, comme le Roxy était en sous-sol, il a fallu remonter les escaliers et tout en haut, assis en train de rigoler avec quelques autres punks, j'ai aperçu Shane McGowan, le futur chanteur des Pogues.

Je suis retourné de nouveau à Londres aux vacances de Pâques, avec la même coupe de cheveux que Paul Simenon du Clash, et suis retourné au Roxy voir Generation X avec Pauline Murray et Penetration en première partie. De retour à Paris, j'ai été voir autant de concerts punks que possible, dont la Nuit Punk le 28 mars au Palais de Glaces, à République, Faubourg du Temple, avec with Cherry Vanilla, Wayne County (4 extraits de son set sont parus sur Cameleon, voir ici), The Jam, Stinky Toys et Generation X. J'ai aussi vu au même endroit The Clash et Subway Sect, et au Bataclan, Johnny Thunders & The Heartbreakers, The Stranglers, encore le Clash, et Talking Heads. Et Iggy Pop à l'Hippodrome de Paris, Suicide, Elvis Costello et Television à l'Olympia… Puis j'ai dû partir au service militaire début '78. Pour diverses raisons trop longues à expliquer, j'ai été réformé après trois semaines dans la Marine et j'ai alors décidé de quitter la France, de prendre un bateau pour traverser à nouveau la Manche, pour aller, avec ma Telecaster, tenter ma chance à Londres…

Londres, printemps 1978. Par des amis français qui y ont déjà séjourné, je trouve une place dans un squat au sud de Clapham Common, précisément sur Silverthorne Road. Je suis d'abord resté avec un couple irlandais dans un bloc constitué de maisons toutes occupées par des squatteurs. Mais j'ai dû partir parce que l'irlandais était tombé amoureux de la même superbe jamaïcaine que moi, elle s'appelait Dyke et venait rester parfois avec moi dans cette maison, ce qui a engendré une belle bagarre… Mais j'ai vite trouvé une autre chambre dans un squat au coin de la rue où tous les habitants étaient des musiciens ! Ils avaient installé le sous-sol en lieu de répétition. Il y avait des amplis par ci par là, et des futs de batterie. Par contre, je n'avais le droit qu'à un vieil ampli basse pour jouer de la guitare, car le reste du matériel appartenait à un groupe qui payait régulièrement pour répéter là. Cela m'allait très bien, je pouvais jouer aussi fort que je le souhaitais presque jour et nuit, parce que les autres travaillaient, ou passaient leurs soirées à boire dans les pubs du coin. J'avais l'endroit pour moi tout seul, pour faire autant de bruit que je le voulais, sans voisins pénibles… Par chance, le groupe qui répétait là n'était autre que Monochrome Set. Pendant l'été '78, ils étaient encore à leurs débuts, et répétaient trois fois par semaine dans notre sous-sol. Ma chambre était situé juste au-dessus et j'ai vite commencé à apprécier leur musique. Et comme j'étais guitariste, le style du leur, Lester Square, une sorte d'Hank Marvin (Shadows) punk, m'a poussé à chercher à les connaître mieux. J'ai toujours aimé le son des guitares 50's, avec écho et reverb'. Donc un soir, dès la fin de leur répèt', je suis descendu me présenter. On s'est très bien entendu, on a parlé de musique et de guitares, et une certaine amitié a commencé à se nouer. J'ai peu à peu appris à mieux les connaître. Une française que je connaissais, Claudie, est devenue la petite amie de Lester, et j'ai rencontré leur manager, Paul Humphries, un type super qui buvait dans le même pub que moi, le North Pole situé au sud de Clapham Common. Comme ils revenaient chaque fois à notre squat après les concerts dans la région de Londres pour y laisser leur matériel, j'allais régulièrement avec eux pour les voir jouer, les aidant à trimballer batterie, guitares et amplis, et rentrant ensuite en voiture avec eux…

Quelques mois plus tard, au North Pole, Paul Humphries m'a parlé d'un groupe, The Kameras, qui avait besoin d'un guitariste car leur dernier en date, Matthew Ashman, venait de partir rejoindre Adam And The Ants. Il a organisé une rencontre avec leur chanteur, Joe Kelly et je suis allé le voir où il vivait, à West Hampstead. J'ai aimé ses chansons, sa voix et son look. Il avait les cheveux roses à l'époque, et mon jeu lui a plu… C'est comme ça que tout a commencé. Pour ses morceaux, "Anger Baboo" ou "Artificial Joy" par exemple, il venait avec une idée de base, des accords, des paroles, et j'y ajoutais l'intro, le riff, le solo, et donc souvent on peaufinait la chanson ensemble. Pour mes propres morceaux, comme "Return Of The Ice Age", "Melancholy", "20 Floors Up", j'arrivais avec la musique, les accords, les riffs et les solos, quelques idées de paroles, et Joe mettait les mots qui convenaient à sa voix sur la musique. Mon son de guitare, c'était juste une Fender Telecaster des 70's avec un ampli Vox AC30 des 60's que je poussais à fond. Comme seul effet, j'avais un filtre/flanger Electric Mistress. Joe avait un ami qui s'y connaissait en électronique et qui lui avait fabriqué une boite d'effets créant un son étrange, un peu comme des bulles. Et une sorte de vocoder primitif qu'on utilisait pour les chœurs sur des morceaux comme « Artificial Joy » ou « Homosexual ». Pendant tout '79, on répétait et on enregistrait des démos aux studios Alaska à Waterloo, si je me souviens bien, un endroit tenu par un gars, Pat Collier, qui avait joué dans l'un des premiers groupes punks, les Vibrators. C'est là que Joe et moi avons testé toutes nos idées de morceaux pour voir s'ils fonctionnaient avec la section rythmique. Le bon côté d'Alaska, en dehors du fait de bénéficier d'un grand espace pour répéter, ou d'avoir à faire à un écossais dingo qui a essayé une fois de m'étrangler parce que j'avais osé me plaindre qu'un autre ait utilisé mon AC30, ou encore du fait qu'on y croisait parfois Billy Idol qui y répétait aussi, c'était qu'ils possédaient un très bon magnéto 8-piste du début des 70's couplé à des micros d'excellente qualité. On y a enregistré beaucoup, c'est de là que proviennent la plupart des titres sur le vinyle, récupérés sur des cassettes audios.

Les Kameras, c'était Jasper Stainthorpe à la basse, Alan Kasket à la batterie, Joe Kelly au chant, et moi, Philippe Siegfried à la guitare. On a fait de nombreux concerts à Londres, et dans ses environs. Parfois dans des pubs ouverts à la musique, dont j'ai oublié les noms, mais aussi dans des salles plus prestigieuses, comme l'Electric Ballroom à Camden avec Psychedelic Furs, le Rock Garden à Covent Garden ou le Moonlight Club de West Hampstead, où nous avons enregistré live mon morceau "The Return Of The Ice Age" pour la compilation The Moonlight Tapes paru sur Danceville Records. On retrouve également en public sur ce disque les Members et les Passions, ainsi que les Damned sous un pseudo, School Bullies.

Londres, à cette époque, était un endroit fantastique pour voir des supers groupes sur scène. Avec Joe Kelly, on sortait souvent pour aller voir les concerts qui avaient lieu en ville. J'ai des souvenirs de Joy Division à l'Hope & Anchor, Siouxsie & The Banshees au Rainbow, Clash au Lyceum, Human league au Nashville, The Cramps un peu plus tard au même endroit, Throbbing Gristle et The Normal au Cryptic Club et plein de concerts dans différents clubs de Monochrome Set et Adam & The Ants, pour aller voir notre ami Matthew Ashman, leur guitariste, qui vivait encore dans la même maison que Joe à West Hampstead. Malcolm Mc Laren, déjà ex-manager des Sex Pistols à ce moment-là, y venait parfois pour voir Adam et son groupe, souhaitant devenir leur manager. Un soir qu'il est reparti en métro, j'ai fait le trajet avec lui car il habitait vers South Clapham. Notre conversation durant ce long trajet a tourné autour de l'unique groupe français qu'il connaissait, Taxi Girl, et également d'une idée que j'avais de fusionner électronique et rockabilly… On n'a même pas parlé des Kameras, on était encore tout nouveau sur la scène londonienne, et son esprit était de toute évidence déjà pris par d'autres sujets… Comme tous les groupes qui se lançaient à Londres, les Kameras essayaient de trouver un contrat avec une maison de disque. Mais aucun label ne semblait intéresser malgré quelques bons papiers dans la presse spécialisée.

Etrangement, un soir où je rentrais en faisant du stop dans Hyde Park, une grosse Bentley blanche s'est arrêtée, je suis monté, et j'ai vite réalisé que le type au volant était un producteur anglais très connu, Jonathan King. Il avait eu un gros succès dans les mid70's avec sa reprise d' « I Can't Get No Satisfaction » des Rolling Stones (parue sous le pseudo de Bubblerock). Il m'a ramené à la maison jusqu'à South Clapham et m'a laissé sa carte car il était également chasseur de tête pour Decca. Je l'ai appelé par la suite et suis allé le voir à son appartement de Chelsea, mais même s'il disait aimer notre musique, il disait aussi bien m'aimer moi, et le genre de « satisfaction » qu'il espérait de ma part n'était pas exactement à mon goût, et bref, on n'a malheureusement jamais signé chez Decca… Eventuellement, à l'été '79, on a été signé par un label de Belfast en Irlande, Good Vibrations. On a enregistré un simple pour eux aux studios Regent Sound, dans le West End, là où les Stones et Hendrix avaient enregistré dans les 60's… Le son était super, mais le 45 « Artificial Joy/Melancholy » n'est jamais sorti suite à des problèmes financiers… Joe Kelly en a eu marre, il est rentré à Manchester, et d'un seul coup, les Kameras ont disparu des radars du rock, du moins jusqu'à aujourd'hui.

Bizarrement, à l'automne '79, alors que les Kameras se désintégraient, mon ami Paul Humphries, toujours manager de Monochrome Set, m'a transmis deux informations importantes en l'espace d'une semaine. D'abord que Monochrome Set venait de perdre leur bassiste et que si j'étais prêt à passer de la guitare à la basse, le groupe aurait été très heureux que je prenne sa place ! D'accord, n'ayant ni basse, ni ampli, changer d'instrument c'était un truc qui demandait réflexion… Et donc quelques jours plus tard, il passe à la maison et m'annonce « Phil, Siouxsie vient de perdre son guitariste, je pense que tu serais à la hauteur, je peux t'arranger une audition, et si ça marche je deviendrais votre manager ». Là j'ai dit oui tout de suite, j'adorais la musique de Siouxsie & The Banshees, en particulier leur premier album, "The Scream". Environ une semaine plus tard, une audition a été programmée, Paul m'a transmis les partitions de guitare qui avait été retranscrites par Robert Smith de Cure quand il avait dû remplacer au pied levé John McKay au milieu d'une tournée… Flashback : je prends le bus le matin pour Putney où se trouvait leur studio de répétition. J'entre dans les lieux et n'y trouve personne. Il fait noir à l'exception d'une faible lueur qui provient d'une pièce sur le côté. J'y pénètre, c'est une petite cuisine et qui j'y retrouve ? Siouxsie, avec ses cheveux noirs coupés courts, plus petite que je ne l'imaginais, et elle me dit « Tu viens pour l'audition ? » je réponds par l'affirmative, et elle me demande «  Tu veux du thé ? » je réponds de nouveau oui. Il y a un truc étrange lorsque l'on rencontre ses idoles, face à face, pas pour un autographe, mais pour jouer de la musique, travailler avec eux, quelque chose qui relève de sa perception de la réalité… ou du rêve.

Et donc, pour revenir à notre histoire, j'ai joué pendant trois jours avec Siouxsie, Severin et leur nouveau batteur, Budgie, qui venait de remplacer Kenny Morris, qui joue sur les deux premiers albums. John McKay a aussi joué sur ces disques et étrangement, il a laissé derrière lui ses guitares, deux Gibson LesPaul, une blanche et une noire. Le roadie guitare m'a demandé d'en choisir une, j'ai opté pour la première. Dès que je me suis branché sur l'ampli et les pédales d'effets, le son était là. On a joué des titres des deux albums et des singles « Hong Kong Garden » et « The Staircase » pendant ces trois jours. Un soir, après la répétition, on est allé boire dans un pub de Putney, le long de la rivière. On s'est assis tous les quatre à la même table, et Sioux a dit, je cite « Oh, on a un bébé dans le groupe », dans le sens j'imagine que j'étais le plus jeune. Plus tard dans la soirée, elle a annoncé que Tony Visconti serait le producteur de leur prochain disque. Etant fan de Bowie, j'étais au ange, mais pas pour longtemps… Malheureusement, le dernier jour, leur manager, Nils Stevenson, qui fut ensuite viré parce qu'il harcelait Siouxsie, même le soir devant chez elle, est venu au studio et après quelques morceaux, a demandé à ce que l'on joue « The Lord's Prayer » et m'a demandé d'improviser dessus. Apparemment, ce que j'ai fait ne lui a pas plu car quand je l'ai appelé une semaine après, il m'a dit qu'ils avaient finalement choisi John McGeoch, de Magazine, comme nouveau guitariste. Un bon choix, je dois l'admettre, compte tenu des excellents albums qu'il avait faits avec eux. Pendant ce temps, Monochrome Set n'ayant pas eu de nouvelles de moi, avait engagé Andy Warren d'Adam & The Ants comme bassiste… J'avais parié, j'avais perdu. J'ai passé un autre hiver froid et humide dans mon squat du sud de Londres, puis j'ai décidé que j'avais eu ma dose, j'ai sauté dans le train, pris un ferry pour traverser la Manche, et j'ai retrouvé le lit confortable de ma petite amie Béatrice à Paris…

De retour dans le vieux Paris, en 1980, j'ai pris une chambre à Montmartre et j'ai rejoint pour quelques mois le groupe SEDUCTEUR avec Dominique Nicolas, futur membre d'Indochine. De fait, après avoir entendu le son clair de ma Fender Jaguar à travers une vieille reverb', il a revendu sa Gibson pourrie, s'est acheté un Jaguar Mustang et une chambre d'écho, et a changé de son… Destinée.

En 1981, j'ai formé Panoramas avec un ami, Jef Gondek, à la basse. On a joué au Rose Bonbon, au Musée Grévin, à l'Olympia et un peu partout à Paris. On a été signé par Polydor, sorti un maxi 4 titres. L'un d'eux, « Amanda », est devenu culte dans le milieu electro-pop, Steve Strange de Visage le passait dans ses soirées Club For Heroes à Londres et à New York. En 1983, Polydor a mis fin à notre contrat pour « mésentente personnelle ». On avait assez de morceaux pour un album, et le maxi et le simple s'étaient vendus à 13 000 copies, ce qui était un bon début pour un groupe inconnu, mais plus personne n'était intéressé sur Paris, aucune maison de disque, mystère…

Je joue du sitar sur le LP des Bonaparte's "Welcome To The Isle Of Dogs" et quelques années plus tard, grâce à mon vieil ami Lucas Trouble, j'ai sorti deux albums sur son label Nova Express sous le pseudo d'Electric Karma : Lotus Moon Factor 9 (enregistré en 1992 et sorti en 1997) et Neon Sunrise (2004) puis j'ai également tenu la guitare dans My Concubine le groupe de Eric Falce, ex-Tango Lüger. Le bassiste des Kameras, Jasper Stainthorpe, de son côté a rejoint Then Jericho en 1986. Ils ont connu un beau succès en Angleterre avec leurs deux premiers albums First (the Sound Of Music) en 1987 et The Big Area en 1989. Ils étaient entré dans les charts britanniques. Jasper les a quittés fin '89, avant de revenir dans leurs rangs, surtout pour tourner, en 2012 et 2013.

Philippe Siegfried, Avril 2019.

 


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